L’Utilisation du Piolet

Non le piolet, n’est pas l’arme de l’alpiniste !!! 🙂 🙂 🙂

je dirais qu’il existe deux façons d’utiliser son piolet :

  • l’usage alpinisme
  • l’usage cascade « traction »

La « cascade » se réfère à une activité d’escalade sur glace qui utilise le piolet pour se tracter. Des piolets perfectionnés ont été développé pour être plus performants pour cet usage et en deviennent quelquefois inutilisables pour l’usage due l’on peut avoir besoin en Alpinisme tel que le corps mort. Voir l’article Différents Piolet

Emploi du piolet

« position d’arrêt »

on utilise cette technique pour s’arrêter lors d’une glissade. Lorsqu’on est amené à exécuter la position d’arrêt, on le fait dans des conditions d’urgence et de « pression » énormes, il est donc essentiel d’avoir bien assimilé la technique, de s’être entrainé, d’où l’utilité de participé à des école de neige ou de glace, au sein de rassemblement tel que le Grand Parcours.

TG_SensPiolet_Efficacitey

Position
Le piolet est pris à 2 mains.
-La main amont tient la tête du piolet, pouce sous le col de la panne, les 4 autres doigts en crochet sur le dessus de la tête et de la lame.
-La main aval tient le manche du piolet près de la pique.
Le piolet est tenu le manche formant une diagonale devant le torse :

Il y existe 2 cas :
-sans crampons, les chaussures peuvent contribuer fortement au freinage. En prenant des carres ou en mordant avec la pointe avant.
-avec crampons, il est impératif d’éviter que ceux-ci ne touchent le sol car cela entrainerait un blocage brutale et un effet de catapultage. Les pieds doivent donc être levés (genoux fléchis)
Le réflexe inné étant d’utiliser ses pieds pour se freiner, le catapultage par les crampons étant un danger considérable, il faut donc s’entrainer à LEVER les pieds (quitte les poser si on prend conscience que l’on a pas les crampons aux pieds)

Autres techniques
Ancre
Porté à 2 mains

Tenir le piolet comme pour la position d’arrêt, mais rester debout ! La main amont tient la tête du piolet; la main aval tient le manche près de la pique.

piolet canne

Plus la pente est importante, plus l’appui du piolet doit être profond dans la neige !!!        En cas de chute, la main amont est déjà en place pour un Appui.  Dans bien des cas, la glissade sera enrayée dès le départ en inclinant simplement le piolet vers l’amont pour que la lame vienne se planter dans le sol.
Il suffit d’attraper le manche avec la main aval pour se mettre en position d’arrêt.
Quand on change de côté de marche, changer le piolet de main

Rampe
A mon avis, technique mineure, dont on peut se passer et à n’utiliser que si on n’a pas ne problème de sécurité. Avant d’utilisé cette technique, il faut maitrisé la descente debout sur ses pieds!!!

la technique consiste à s’accroupir, planter la lame de son piolet dans la pente devant sois, et de descendre en laissant glisser sa main le long du piolet de manière à effectuer une pression vers le haut. une foi la main au niveau de la pane, on peut déterrer le piolet et recommencer ensuite.

Traction :
C’est l’utilisation mythique du piolet, la première fois que j’ai eu un piolet dans les main c’est la première chose que j’ai fais. 🙂
Elle est très adaptée à des parois très raides et avec 2 piolets, par contre c’est une erreur pour des pentes moins raides ou quand on dispose de ses deux mains pour un seul piolet.

la ramasse:

c’est une technique de descente qui a pour but d’utiliser le piolet comme une canne.

Usage de la panne
Et à quoi sert donc la panne du piolet ?
Tailler des marches
Elle est faite essentiellement pour permettre de tailler des marches dans la glace ou la neige dure. Cet usage permet de passer en relative sécurité un court passage de glace lorsqu’on n’a pas de crampons ou même à améliorer la sécurité pour un second qui ne maitrise pas bien ses crampons.


Ne doit pas se faire dans l’idée de « piocher » (creuser un trou) mais de « sarcler » (gratter) : la panne racle, laboure le sol pour y tailler un sillon. On refait le geste jusqu’à obtenir un sillon suffisant pour y caler la chaussure.

Caler la main
Le col de la panne est indispensable pour caler la main dans les techniques de l’ancre ou de la position d’arrêt. Avec un marteau piolet le col de la « tête de frappe » peut convenir. Avec des piolets trop spécialisés « cascade de glace », l’absence de panne rend très incertaine l’utilisation de ces outils en ancre ou charrue.

Poser la main : à éviter
La panne constitue une surface plane, arrondie, fort attirante pour y poser la paume de la main….c’est tentant, n’est-ce pas?
De la tentation à la règle certain ne font qu’un pas et c’est ainsi que la grande majorité des alpinistes utilisent leur piolets en canne en posant la paume sur la panne, lame entre le pouce et l’index. (il y a d’autres motifs aussi confus, voir « Le sens du piolet canne »)
Au risque de me répéter, en voici 2 dangers :
-cela retarde et rend aléatoire le passage en position d’arrêt
-cela augmente le risque de se blesser avec la lame

Que faire du piolet quand on ne s’en sert pas
Canne, portés :
avec une seule main soit utiliser le piolet en canne, soit porté à 1 main c’est à dire dans la main aval, au niveau du centre de gravité du piolet (pour mieux le maitriser). Lame orientée vers l’extérieur.

Piolet fixé sur le sac : Les sacs d’alpinismes sont normalement pourvus d’anneaux et sangles destinés à fixer un ou des piolets. Leur utilisation n’est pas évidente et on voit trop souvent des erreurs en ce domaine. Mode d’emploi du dispositif classique (anneau de sangle cousu au bas du sac):
-enfiler le la pique puis le manche du piolet dans cet anneau du haut vers le bas (et pas l’inverse !) : le piolet se retrouve suspendu, tête en haut pique vers le bas.
-tourner le piolet pour que la lame soit vers dirigée vers le centre et non vers l’extérieur (pour qu’elle risque moins d’accrocher quelque au passage)
-basculer le piolet : la tête se retrouve emprisonnée dans cet anneau de sangle, la pique vers le haut.
-fixer alors le manche du piolet à l’aide de la sangle,élastique ou « Velcro » qui est placé là (ou avec les sangles du sac si nécessaire).

Piolet à la bretelle Très pratique pour se libérer les mains ponctuellement (par exemple pour un pas d’escalade). Doit être l’exception car présente un danger : en cas du chute, la tête du piolet peut venir frapper la nuque, endommager le cervelet : paralysie ou mort)

Piolet suspendu par sa tête Pour se libérer les mains ponctuellement, on peut préférer accrocher le piolet par son oeil à un mousqueton, le piolet se retrouve pendu le long de la jambe, sa tête à hauteur de la ceinture. Il faut avoir conscience du danger que cela peut induire, et veiller à disposer la lame pour qu’elle ne vienne pas trop facilement vous embrocher le ventre !

Entretien et durée de vie
Il est rare que l’on ait besoin d’aiguiser un piolet de randonnée. Il n’est pas nécessaire qu’il soit très pointu pour être efficace en « position d’arrêt ». Trop aiguisé cela augmente le risque de blessures.
Le problème est différent lorsqu’on veut pratiquer le piolet cascade.

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