Les bases de l’entrainement en escalade quand on vise le 5,6,7A

Vous allez me dire pourquoi tu écrit un article sur comment s’entrainer en escalade rédigés par de formidables grimpeurs, qui vous expliquent comment vous entraîner. Je ne remets pas en cause leur méthode d’entrainement, mais bon nombre d’entre eux vise la performance, le 8A, alors que la plus part des personnes qui cherche ce genre d’article n’atteignent pas encore le 7A. Cet article s’adresse donc aux grimpeurs communs, cette majorité silencieuse du 3A – 7A, qui pratique l’escalade sans aucune autre ambition que le plaisir. 😉

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais insister sur la dimension du plaisir.

Très souvent, je vois des grimpeurs débutants se faire mal dans un dévers au lieu de se faire plaisir dans une voie plus facile en dalle… Très souvent, je vois des gens qui ont peur et qui se sentent obliger de grimper car leurs compagnons de cordée les poussent à dépasser leurs limites.

Pour moi l’escalade, comme tout autre activité, est un moteur de bonheur. Faites les choses pour les bonnes raisons, n’ayez pas peur de dire que vous avez peur. Grimpez en vous amusant, c’est la meilleure motivation pour vous entraîner.

« Te détourner de la  notion de plaisir de la grimpe, jamais tu ne dois… »

Planning et objectif

Que vous visiez le 5C ou le 7A, vous restez un âne qui a besoin de sa carotte pour avancer 🙂

Ce que je veux dire par là, c’est que tout être humain a besoin de but. Souvenez-vous de vous étudiants qui mettiez par écrit votre planning de révision avant les examens et souvenez-vous de la joie et de la délivrance de barrer les étapes de révision franchies.

La première étape de l’entraînement passe donc devant une table, assis sur une chaise, armé d’un stylo, d’une feuille et d’un calendrier :
> Inscrivez d’abord votre objectif global.
> Ensuite, écrivez les étapes intermédiaires pour arriver à ce but

Exemple : votre niveau est 5C et vous visez le 6B pour dans 6 mois

Mois 1 : croire définitivement en mes pieds (J’apprends et je m’efforçe à placer doucement mes pieds sur les prises et à utiliser mes pointes)
Mois 2 : mieux maitrisez le clipsage des dégaines (Sur des voies où je me sens à l’aise, je garde mon calme en clipsant)
Mois 3 : travailler en bloc pour consolider mes avants bras (J’effectue des travesées)
Mois 4 : bloc intensif et longue voie (Je répète une voie l’une à la suite de l’autre avec un temps de pause très court)
Mois 5 : entrer uniquement des 6A (Je choisis de travailler toutes les voies d’une cotation seulement après un bon échauffement)
Mois 6 : entrer uniquement des 6B (idem)

Chaque mois, barrez vos objectifs. Vous verrez ainsi votre évolution et cela vous boostera quand vous aurez une petite baisse de motivation.

Identifier ses faiblesses

Votre plan d’entrainement doit être lié à une identification intelligente de vos faiblesses. Par identification intelligente, j’entends que c’est en écoutant les conseils des grimpeurs expérimentés que vous apprendrez à déceler et comprendre vos points faibles (et donc à les corriger).

De même, si vous peinez dans une voie ou sur un mouv’, asseyez-vous et regarder comment les autres réussissent là où vous échouez. Analysez leur gestuelle, comparez la à la votre et essayez d’appliquer leur solution.

Le meilleur entraînement

Beaucoup d’articles évoquent des combinaisons intéressantes entre escalade, musculation, électostimulation (si, si !), séance de traction, pompe, abdo, etc.

Conclusion toute simple: le meilleur entrainement pour apprendre à grimper, c’est la grimpe ! ( c’est en forgeant qu’on devient forgeron !!! )

A quoi bon tourner autour du pot et essayer de trouver des solutions compliquées à un problème simple ? Pour mieux grimper, il faut grimper encore et encore MAIS… en apprenant à écouter son corps…Même si c’est difficile à entendre mais il faut ECOUTER SON CORPS !!! croyez moi j’en ai fait l’expérience, 5 mois d’hopital pour un fracture de fatigue !!!

En effet, si vous sentez des douleurs, il faut savoir vous arrêter pendant quelques jours. Si vous forcez, vous irez jusqu’à la tendinite et là ce sera une année de repos forcé.

Au niveau de la préparation, le seul adjuvant façon musculation artificielle que je vous conseille, c’est la position de gainage. Certaine personnes déconseillent les abdos qui attrophient les organes interne, je n’ai pas trop d’avis la dessus.

Les exercices de gainage permettent de travailler de nombreux groupes musculaires sans aucun matériel spécifique en se basant sur des contractions isométriques. Ces exercices permettent de travailler plus spécifiquement les dorsaux, les lombaires et le grand droit ; tout ce qu’il vous faut pour le bloc et le dévers. Il faut savoir que plus on est gainer, moins on est prédispose à des problèmes de dos.
corps

L’exercice est simple. Il vous suffit de tenir dans cette position pendant un nombre déterminé de minute :

gainage-15

Au début, faites 3 séances de 2 minutes avec une minute de pause entre chaque séance. A vous ensuite de déterminer votre rythme et vos objectifs.

Grimper et faire du vélo !

Cela peut paraitre un mélange bizarre et pourtant le vélo est un excellent moyen de progresser.

Pourquoi le vélo ? La réponse est évidente, on travaille énormement le cardio grâce au vélo.

Résultats :
> Plus de problème d’essoufflement dans les passages difficiles
> Délaiement des bras beaucoup plus efficace car meilleure oxygénisation
> Beaucoup plus de force dans les jambes et donc meilleures assise des pieds

Retour total au plaisir !

Si en descendant d’une voie vous êtes essoufflés, si vous avez très vite mal aux bras, si vous avez souvent l’impression de manquer de force musculaire, si dans la vie de tous les jours, vous sentez une fatigue générale qui vous démotive face à l’entrainement, si… et bien toutes ces soucis ont souvent une seule et même cause ; un mauvais niveau en cardio.

Pour cela, il existe 3 solutions ; le vélo, la course à pied et la piscine.

Variez votre grimpe

Variez votre grimpe va beaucoup vous apprendre.

Si vous faites de l’escalade en moulinette, grimper en tête va vous apprendre à être beaucoup plus posé et réfléchi.

Si vous grimper en tête, grimper en moulinette va vous permettre d’oser des pas que d’ordinaire vous ne tenteriez pour cause de vol peut rassurant à la clef.

Si vous grimpez en salle, la falaise va élargir votre vision de lecture, vous apprendre à grimper de façon plus engagée.

Si vous êtes un pur et dur de la falaise, la salle va vous poser des questions compliquées et imposées que la nature ne vous offrira pas.

Si vous êtes un grimpeur de pur bloc, les voies vous offriront une endurance supplémentaire.

Si vous ne faites pas de bloc, faites-en, cela renforcera considérablement la puissance et force de vos mains, l’équilibre, l’adhérance.

Mieux manger

Il n’y a pas que l’escalade qu’il faut varier et équilibrer, il y a aussi votre alimentation.

Je ne suis pas nutritionniste et je ne me suis jamais vraiment intéressé au sujet.Par contre, j’ai changé il y a un an environ mes habitudes alimentaires afin de mieux contrôler mon poids.
N’hésitez jamais de manger des bananes, des fruits séchés ou des barres de chocolat avant d’aller grimpe. Votre corps aura besoin de sucre rapide.

L’échauffement

OBLIGATOIRE ! Attaquer à froid, c’est risquer le claquage ou la blessure inutile. Pas d’excuse possible ! Si vous arrivez en retard à votre séance, interdiction de mettre de coté échauffement et étirement (point suivant). Prenez le temps (70 mouvements) et grimpez une voie facile au moins. Pensez que si vous vous froissez un muscle, ce sera 3 semaines d’arrêt.

Les étirements et l’assouplissement

C’est essentiel ! Impossible d’aborder le sujet dans cet article car ce serait trop long. Un article dédié sera rédigé prochainement avec des exercices à réaliser, promis 😉

La fréquence des entraînements

1 séance par semaine : tu stagnes.
2 séances par semaine : tu progresses un peu.
3 séances par semaine : tu te donnes vraiment les moyens d’évoluer.

L’idéal est de faire une séance de Bloc par semaine même si vous préférait la difficulté

Conclusion

Toutes ces indications théoriques sont vrais et intéressantes mais aussi contraignantes.

Personnellement je n’aime pas aller à la salle ou en falaise en me disant qu’aujourd’hui je dois absolument faire 45 minutes de Rési longue et 1h15 de Conti.

Ayez ces éléments dans un coin de votre tête afin de varier votre grimpe pour développer une escalade la plus complète possible et surtout, surtout, garder l’escalade comme une source de plaisir ! 🙂 🙂 🙂

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L’Utilisation du Piolet

Non le piolet, n’est pas l’arme de l’alpiniste !!! 🙂 🙂 🙂

je dirais qu’il existe deux façons d’utiliser son piolet :

  • l’usage alpinisme
  • l’usage cascade « traction »

La « cascade » se réfère à une activité d’escalade sur glace qui utilise le piolet pour se tracter. Des piolets perfectionnés ont été développé pour être plus performants pour cet usage et en deviennent quelquefois inutilisables pour l’usage due l’on peut avoir besoin en Alpinisme tel que le corps mort. Voir l’article Différents Piolet

Emploi du piolet

« position d’arrêt »

on utilise cette technique pour s’arrêter lors d’une glissade. Lorsqu’on est amené à exécuter la position d’arrêt, on le fait dans des conditions d’urgence et de « pression » énormes, il est donc essentiel d’avoir bien assimilé la technique, de s’être entrainé, d’où l’utilité de participé à des école de neige ou de glace, au sein de rassemblement tel que le Grand Parcours.

TG_SensPiolet_Efficacitey

Position
Le piolet est pris à 2 mains.
-La main amont tient la tête du piolet, pouce sous le col de la panne, les 4 autres doigts en crochet sur le dessus de la tête et de la lame.
-La main aval tient le manche du piolet près de la pique.
Le piolet est tenu le manche formant une diagonale devant le torse :

Il y existe 2 cas :
-sans crampons, les chaussures peuvent contribuer fortement au freinage. En prenant des carres ou en mordant avec la pointe avant.
-avec crampons, il est impératif d’éviter que ceux-ci ne touchent le sol car cela entrainerait un blocage brutale et un effet de catapultage. Les pieds doivent donc être levés (genoux fléchis)
Le réflexe inné étant d’utiliser ses pieds pour se freiner, le catapultage par les crampons étant un danger considérable, il faut donc s’entrainer à LEVER les pieds (quitte les poser si on prend conscience que l’on a pas les crampons aux pieds)

Autres techniques
Ancre
Porté à 2 mains

Tenir le piolet comme pour la position d’arrêt, mais rester debout ! La main amont tient la tête du piolet; la main aval tient le manche près de la pique.

piolet canne

Plus la pente est importante, plus l’appui du piolet doit être profond dans la neige !!!        En cas de chute, la main amont est déjà en place pour un Appui.  Dans bien des cas, la glissade sera enrayée dès le départ en inclinant simplement le piolet vers l’amont pour que la lame vienne se planter dans le sol.
Il suffit d’attraper le manche avec la main aval pour se mettre en position d’arrêt.
Quand on change de côté de marche, changer le piolet de main

Rampe
A mon avis, technique mineure, dont on peut se passer et à n’utiliser que si on n’a pas ne problème de sécurité. Avant d’utilisé cette technique, il faut maitrisé la descente debout sur ses pieds!!!

la technique consiste à s’accroupir, planter la lame de son piolet dans la pente devant sois, et de descendre en laissant glisser sa main le long du piolet de manière à effectuer une pression vers le haut. une foi la main au niveau de la pane, on peut déterrer le piolet et recommencer ensuite.

Traction :
C’est l’utilisation mythique du piolet, la première fois que j’ai eu un piolet dans les main c’est la première chose que j’ai fais. 🙂
Elle est très adaptée à des parois très raides et avec 2 piolets, par contre c’est une erreur pour des pentes moins raides ou quand on dispose de ses deux mains pour un seul piolet.

la ramasse:

c’est une technique de descente qui a pour but d’utiliser le piolet comme une canne.

Usage de la panne
Et à quoi sert donc la panne du piolet ?
Tailler des marches
Elle est faite essentiellement pour permettre de tailler des marches dans la glace ou la neige dure. Cet usage permet de passer en relative sécurité un court passage de glace lorsqu’on n’a pas de crampons ou même à améliorer la sécurité pour un second qui ne maitrise pas bien ses crampons.


Ne doit pas se faire dans l’idée de « piocher » (creuser un trou) mais de « sarcler » (gratter) : la panne racle, laboure le sol pour y tailler un sillon. On refait le geste jusqu’à obtenir un sillon suffisant pour y caler la chaussure.

Caler la main
Le col de la panne est indispensable pour caler la main dans les techniques de l’ancre ou de la position d’arrêt. Avec un marteau piolet le col de la « tête de frappe » peut convenir. Avec des piolets trop spécialisés « cascade de glace », l’absence de panne rend très incertaine l’utilisation de ces outils en ancre ou charrue.

Poser la main : à éviter
La panne constitue une surface plane, arrondie, fort attirante pour y poser la paume de la main….c’est tentant, n’est-ce pas?
De la tentation à la règle certain ne font qu’un pas et c’est ainsi que la grande majorité des alpinistes utilisent leur piolets en canne en posant la paume sur la panne, lame entre le pouce et l’index. (il y a d’autres motifs aussi confus, voir « Le sens du piolet canne »)
Au risque de me répéter, en voici 2 dangers :
-cela retarde et rend aléatoire le passage en position d’arrêt
-cela augmente le risque de se blesser avec la lame

Que faire du piolet quand on ne s’en sert pas
Canne, portés :
avec une seule main soit utiliser le piolet en canne, soit porté à 1 main c’est à dire dans la main aval, au niveau du centre de gravité du piolet (pour mieux le maitriser). Lame orientée vers l’extérieur.

Piolet fixé sur le sac : Les sacs d’alpinismes sont normalement pourvus d’anneaux et sangles destinés à fixer un ou des piolets. Leur utilisation n’est pas évidente et on voit trop souvent des erreurs en ce domaine. Mode d’emploi du dispositif classique (anneau de sangle cousu au bas du sac):
-enfiler le la pique puis le manche du piolet dans cet anneau du haut vers le bas (et pas l’inverse !) : le piolet se retrouve suspendu, tête en haut pique vers le bas.
-tourner le piolet pour que la lame soit vers dirigée vers le centre et non vers l’extérieur (pour qu’elle risque moins d’accrocher quelque au passage)
-basculer le piolet : la tête se retrouve emprisonnée dans cet anneau de sangle, la pique vers le haut.
-fixer alors le manche du piolet à l’aide de la sangle,élastique ou « Velcro » qui est placé là (ou avec les sangles du sac si nécessaire).

Piolet à la bretelle Très pratique pour se libérer les mains ponctuellement (par exemple pour un pas d’escalade). Doit être l’exception car présente un danger : en cas du chute, la tête du piolet peut venir frapper la nuque, endommager le cervelet : paralysie ou mort)

Piolet suspendu par sa tête Pour se libérer les mains ponctuellement, on peut préférer accrocher le piolet par son oeil à un mousqueton, le piolet se retrouve pendu le long de la jambe, sa tête à hauteur de la ceinture. Il faut avoir conscience du danger que cela peut induire, et veiller à disposer la lame pour qu’elle ne vienne pas trop facilement vous embrocher le ventre !

Entretien et durée de vie
Il est rare que l’on ait besoin d’aiguiser un piolet de randonnée. Il n’est pas nécessaire qu’il soit très pointu pour être efficace en « position d’arrêt ». Trop aiguisé cela augmente le risque de blessures.
Le problème est différent lorsqu’on veut pratiquer le piolet cascade.

Le Mouflage

Le mouflage est une technique que certain juge inutile d’apprendre au débutant en alpinisme, sous prétexte qu’ils seront jamais qu’une seule cordé sur la course, que si t’es en tension parce que ton pote est tomber il est compliqué de le mettre en place. Mais pour moi il est nécessaire de savoir au moins a quoi sa ressemble et d’en connaitre le principe.

Qu’est-ce que le mouflage en alpinisme?

Cette technique est différente des précédentes sur corde fixe : elle permet la remontée d’un compagnon de cordée dans une situation difficile, par exemple une chute de crevasse. Le principe est de créer une démultiplication à l’aide de mousquetons voire de poulies.

Installation d’un mouflage

Il est élémentaire de marcher à corde tendue. Pour  franchir  un  pont  de  neige  suspect,  le  second  doit  accorder  son  pas  au déplacement, dans ce cas en principe lent, du premier de cordée mais surtout ne pas le rejoindre pour faire un mauvais assurage à l’épaule.
Pas de panique
Un des membres de la cordée a préféré visiter le glacier en profondeur. Ce n’est pas un drame. La  corde,  en  cisaillant  le  rebord  de  la  crevasse  a  amorti  le  choc  et,  à  moins d’être sans crampons sur une neige particulièrement dure et lustrée, (je préfère ne pas imaginer  la  suite),  l’alpiniste  resté  en  surface  n’a  pas  trop  de  difficulté  à  retenir  son compagnon.

En surface, faire un bon amarrage à l’aide du piolet. Cela consiste a enterrer son piolet ainsi qu’une sangle qu’on va faire ressortir à la surface. afin de faire un point d’ancrage.
On peut aussi planter deux skis en croix dans de la neige consistante et fixer une sangle (ou cordelette) sur le croisement des skis (au ras du sol).

En  profondeur,     remettez-vous     de     cette(désagréable)  surprise,  reprenez  vos  esprits  et surtout  organisez-vous  de  manière  à  ne  rien laisser échapper de vos mains (piolet, si ce n’est déjà fait, sac à dos, quincaillerie, bâtons de ski, appareil photo, s’il est en bandoulière). Libérer la réserve   de   corde   pour   se   délester   de   son matériel (sac, skis, etc.). La remontée sur corde sera  moins  pénible.  Si  vous  avez  les  skis  aux pieds  enlever  les  et  fixer  les  à  la  réserve  de corde avec une cordelette passée dans les trous des skis (en spatule ou au talon … d’où l’intérêt des skis de rando …).

Sortez votre cordelette de la  poche  (la  grande  dont  l’autre  extrémité  est déjà fixée sur la corde d’attache par un noeud de prussik),    installez    votre    pied    dedans    et éventuellement, soulagez votre encordement s’il n’est  pas très confortable. S’il n’est pas déjà en place,   installer   un   autre   autobloquant   en-dessous  du  précédent sur la corde  qui  remonte pour y transférer son poids (noeud autobloquant, Tibloc,  Minitraxion). Si  vous  ne  parvenez  pas  à communiquer avec la surface, ne paniquez pas, le son passe très mal et parfois pas du tout. Sauf en  cas  de  force  majeure  (crevasse  très  étroite dans   laquelle  vous  sentez  votre  corps  déjà coincé s’enfoncer entre la glace en la chauffant), attendez  des  nouvelles  de  votre  compagnon avant de gesticuler au bout de votre corde. Vous risquez  de  donner  des  secousses  qui  vont  le gêner dans l’installation de l’amarrage.

Maintenant  revenons  en  surface.  L’amarrage  est  prêt.  Il  se  termine  par  une  sangle  à laquelle  on  fixe  un  mousqueton.  La  corde  d’attache  est  trop  tendue  pour  la  fixer directement et c’est là qu’intervient notre grande cordelette et son noeud auto-bloquant déjà en place sur la corde. Le faire glisser le plus loin possible, c’est-à-dire à bout de bras, passez-en les deux brins dans le mousqueton, faites un demi-cabestan arrêté par un nœud de mule (ou noeud de ganse). C’est le genre de nœud que l’on fait pour lacer ses chaussures. Il suffit de tirer sur le brin libre pour le défaire. Assurez la boucle de ce noeud de mule en la crochetant dans le mousqueton, ou en faisant un noeud d’arrêt.

S’avancer  lentement  pour  passer  le  relais  de  la  tension  à  l’amarrage.  La  corde  se détend  entre  le  noeud  auto-bloquant  et  l’attache  et  il  est  désormais  possible  de  se décorder.

Prendre la sage précaution de s’auto-assurer en faisant avec l’autre cordelette un auto-bloquant qui coulissera le long de la corde au gré de vos déplacements. Une crevasse pouvant  en  cacher  une  autre  et  le  fait  d’avoir  à  s’approcher  du  trou  laissé  par  le compagnon, sont des raisons suffisantes pour ne pas faire du solo.

Maintenant  que les deux protagonistes  sont à  portée  de voix, schématiquement, trois situations détermineront le choix de trois solutions.

La  victime  est  en  pleine  forme.  Elle  peut  remonter  sur  ses  deux  noeuds  auto-bloquants.  L’un,  déjà  installé  pour  un  pied,  l’autre  sera  mousquetonné  sur  son baudrier.  Tantôt,  il  se  hissera  sur  l’un,  tantôt  il  se  laissera  aller  sur  l’autre  et  fera coulisser le nœud libre d’une trentaine de centimètres et  ainsi  de  suite.  Dans  ce  cas,  l’homme  en  surface n’aura  qu’à  retourner  à  l’amarrage  pour  le  contre-assurer  et  éventuellement  aider  son  compagnon  pour franchir la lèvre de la crevasse.

Autre  possibilité  :  utiliser  l’écheveau  de  corde  en réserve dans le sac de l’homme de surface. Faire une boucle  à  son  extrémité  pour  envoyer  à  la  victime.

Celle-ci   passera   un   pied   dedans,   se   hissera   de quelques dizaines de centimètres. L’alpiniste qui reste en  surface  avalera  la  corde  d’assurance  sur  le  nœud auto-bloquant  de  l’amarrage  et  la  victime  pourra  se reposer à nouveau sur la corde d’assurance. La boucle, ainsi soulagée pourra être remontée pour la prochaine enjambée, puis bloquée par un autre noeud (ou autre dispositif de blocage : Minitraxion, Tibloc, Basic, …) sur la sangle de l’amarrage.

La victime est consciente mais, pour une raison quelconque, pas très opérationnelle.

Si  la  réserve  de  corde  (encore  ce  fameux  écheveau)  est  suffisante  pour  être envoyée  en  double  à  la  victime,  lui  faire  parvenir  cette  boucle  équipée  d’un mousqueton  qui  coulisse  librement  comme  une  poulie  (ou  d’une  poulie  avec mousqueton).

La victime passe donc ce mousqueton dans son attache et on réalise ainsi un mouflage de fond.

La victime peut aider son sauveteur en tirant sur le bon brin et de plus les frottements ne sont pas très importants (le sauveteur étant sur le bord  de  la  crevasse,  la  corde  glisse  assez  librement  sur  le  rebord).  Prévoir cependant  un  nœud auto-bloquant  entre le brin que l’on  remonte et  l’un  des  deux autres.

Enfin,  dernier  cas,  il  y a  panne de  son  dans la  crevasse. La  victime est  KO.  Il  va falloir agir seul et confectionner un mouflage de surface. C’est encore l’écheveau de réserve qui va nous fournir la corde nécessaire à sa réalisation. Vu les frottements en présence, le mouflage simple est rarement performant, il doit être amélioré par un  mouflage  secondaire  qui  utilise  la  grande  cordelette.  Mais  auparavant,  il  est nécessaire  de  la  récupérer  pour  pouvoir  en  disposer.  Commencer  par  installer  un autre  nœud  auto-bloquant  sur  la  corde  d’attache,  le  plus  près  possible  du mousqueton  de  l’amarrage,  le  fixer  à  ce  dernier  par  un  noeud  en  huit,  défaire  le noeud  de  mule  et  descendre  quelque  peu  la  victime  sur  le  demi  cabestan  de  la grande  cordelette,  la  petite  cordelette  se  met  en  tension  et  prend  le  relais  de  la grande qui peut ainsi être récupérée.

On  peut  alors  installer  un  mouflage  avec  démultiplication  en  fonction  du  matériel dont on dispose.

D’autres dispositifs de mouflage (Mintraxion, Tibloc, Basic, …) rendent ces opérations plus aisées.

Exemples :

 

Mouflages de Fond

On peut les réalisés unquement avec l’aide de la personne qui a chuté!!!

 

 

 

En résumé

Les valeurs renseignées dans le tableau ci-dessous sont basées sur l’utilisation de poulies et du piolet évitant l’incrustation de la corde dans la lèvre de la crevasse.

S’entraîner

En  guise  de  conclusion,  ajoutons  que  l’exécution  de  ces manoeuvres  ne  peut  être efficace  que  grâce  à  la  connaissance  parfaite  des  noeuds.  En  effet,  ce  n’est  pas quand  un  vent  de  panique  souffle  dans  le  même  sens  que  la  tempête  (un  ennui n’arrivant jamais seul) qu’on arrive à redécouvrir un nœud !

D’autre   part,   l’entraînement   n’étant   pas   incompatible   avec   l’expérience   des montagnards,  il  peut  être  intéressant,  un  jour  où  le  temps  est  trop  incertain  pour partir  en  course,  de  remplacer  une  longue  partie  de  belote  en  refuge  par  des exercices  de  sauvetage  sur  le  glacier  le  plus  proche.  Dans  ce  cas,  éviter  les crevasses dont les lèvres forment des corniches importantes. En effet, la chute d’une de  celles-ci  sur  une  pseudo-victime  pourrait  avoir  des  conséquences  tout  à  fait fâcheuses.  Enfin, la présence en  surface d’une  équipe de gros bras  peut résoudre efficacement  une  « panne  de  mouflage ».  D’où  l’avantage  au  niveau  sécurité  de  la cordée de trois (ou de deux cordées de deux alpinistes).

TEST DES CHAUSSONS D’ESCALADE APACHE DE ANDREA BOLDRINI.

Des chaussons d’escalade made in France, au look unique.

L’Apache est le modèle haut de gamme d’Andrea Boldrini. Ces chaussons sont principalement conçus pour les rochers escarpés et en surplomb.

On est donc en présence d’un produit qui ravira les accrocs du bloc et pas que eux…

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Autopsie des APACHE de Andrea Boldrini

Ce sont des chaussons mono scratch avec serrage en Z. La forme est plongeante, avec un effet griffe accentuée.

Le maintien latéral est très bon.

La gomme X-Tension gaine les orteils pour un meilleur soutien lors des charges en pointe et sur gratons.

La tige est en microfibre, ce qui offre une grande homogénéité et un certain confort lors du chaussage. La microfibre utilisée est du Lorica, ce qui est une promesse de «non étirement » de la tige dans le temps.

La partie du talon est superbement conçu et vous permettra de crochet du talon dans n’importe quelle position. Le confort de ce talon est exceptionnel et le crochetage puissant !

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La gomme des semelles est une Gomme Formula Rubber Tractor (4,5mm).

Confort

Des pantoufles ! Les chaussons sont ultras souples et confortables tout en assurant un excellent maintient.

Conclusion

Un formidable rapport qualité/prix.

Un chausson confo et technique. Néanmoins ce n’est pas vraiment un chausson pour la compétition, il manque de rigidité !!!

Et en plus, c’est français… que demander de plus ?

Vidéo

Achat

http://www.chausson-escalade.com/fr/apache-light_r_28.html

Les 2 plus Belles vallées de l’Ardèche

https://www.strava.com/activities/761655664/embed/9da48a164872f82378e13aa5ba4ca514546a4b50

L’idée de départ était de remonter la Vallée de l’Eyrieux par l’ancienne voie ferrée, (Via Dolce).

Puis une fois à Saint Agrève, j’ai préférer descendre en direction de Tournon, pour découvrir la vallée du Doux.

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Une petite Binouz au refuge, bien ou pas ??

après un bonne course d’alpinisme qui n’a jamais eu envie de boire une petite bière au refuge avant de redescendre ! Au-delà de la sensation de plaisir et de convivialité qu’elle procure, certains ajoutent que la bière serait une excellente boisson pour la récupération.

La bière est une des boissons les plus consommées au monde. Boisson alcoolisée, elle est obtenue par fermentation, à partir d’eau, de malt (céréale germée, généralement de l’orge mais aussi parfois du froment ou de l’avoine), de houblon et de levure. Cette fermentation produit de l’alcool et du gaz carbonique.

Apports nutritifs de la bière

La teneur en calories d’un verre de bière blonde (33cl) est de 90 à 120kcal. Elle est déterminée par la quantité de sucres fermentés et par l’alcool présent. L’alcool (5° en moyenne pour une blonde) est hypoglycémiant.

La bière nuit à votre organisme

Ensuite, il faut parler de l’évacuation des déchets et l’acidification inhérente à l’activité physique intense. Là aussi, boire de la bière n’est pas la meilleure idée qui soit ! En effet, le foie a un rôle dans le traitement des déchets, or l’alcool est lui aussi métabolisé par le foie, et lui rajouter un surplus de travail alors qu’il en est déjà submergé s’avère être une mauvaise idée ! Cela va retarder d’autant votre récupération.  Quant à l’acidité, il faut savoir que la consommation de bière peut multiplier par deux les risques de souffrir de la goutte, une maladie qui est justement due à un excès d’acide urique. Vous comprendrez donc aisément que boire de la bière et lutter contre l’acidité font plutôt mauvais ménage !

Après un entrainement ou une course, le corps est avide et hyper réceptif à tout ce que vous lui apporterez, il s’empressera de refaire les niveaux. A mesure que l’on s’éloigne de la fin de l’effort, cette réceptivité diminue, d’où l’importance de consommer rapidement des mets riches en « sucres ». Pendant et juste après sont d’ailleurs les deux seuls moments où l’on est autorisé à avaler des aliments habituellement prohibés car trop sucrés et favorisant en cela le stockage sous forme de graisse. Dans l’idéal mieux vaut toutefois ingérer une banane mûre, des fruits secs, ou encore des pommes de terre, tous rapidement assimilés par l’organisme et possédant la particularité de lutter contre l’acidité.

Pour en revenir à la bière, celle-ci est constituée de céréales, on peut donc dire qu’elle répond en cela à l’objectif de restauration des réserves…sauf qu’une bière de 33cl n’apporte en réalité qu’une dizaine de grammes de glucides, ce qui reste franchement anecdotique ! A moins d’en enchainer quatre ou cinq…

Nul besoin de vous donner bonne conscience en énumérant ses supposées « vertus », il suffit juste de l’apprécier sans arrière-pensées et pour ce qu’elle est réellement !

Saut de la truite par le col des Limouches

Je rejoint par le col des Limoches le Vercors pour une balade en VTT.

col des limouches.jpg

Le Grand Echaillon est la « station »de ski de fond la plus proche de Valence. C’est aussi un site de VTT comportant 3 cicuits, un bleu (12 km) et deux noirs, le n°2 (25 km) et le n°3 (40 km) , ces deux derniers avec Beaucoup de dénivelé.
je m’aventure sur le circuit  noir.

Les premiers km sont généralement en légère descente, dans un terrain varié : petits sentiers étroits en forêt avec des racines, pistes et prairies vertes.



A l’approche de la descente sur Bouvante, la piste devient un chemin assez large, bien descendant avec plusieurs épingles.
Saut de la truite vue

Je rejoints le village de Bouvante le haut, perdu au milieu de nulle part. Après un casse-croûte, une belle montée de 500 m de dénivelé m’attends, pour rejoindre le fameux Saut de la truite. Cette montée se révèle plus roulante que prévu, mais c’est assez physique. Selon les personnes on peut rester plus ou moins de temps sur le vélo … le reste est un poussage assez confortable, jusqu’à un passage en balcon qui en marque la fin.
Cet endroit assez spectaculaire est également connu pour la balade à pied.

saut de la truite

On traverse une prairie suspendue au-dessus d’une falaise de 300 m. Mais pas de panique, la prairie est peu inclinée, le sentier plat et sans cailloux.

Après un petit vallon et du terrain facile, on rejoint la route du col de la Bataille.

Excellent circuit pas trop technique !!!

Pour Rentré chez moi dans la plaine de valence, j’emprunte le col de Tourniol.

Fin de journée

2eme Dodécaudax : Lamastre

Étant donné que j’ai un peu mal au jambe je commence par du plat en me rendant à valence, dans l’intention de monté en direction de Lamastre.

Mais c’était sans compter avec une idée latente.

route de lamastre - Copie

Route de Lamastre

Il faut aller la chercher cette petite route improbable … une pancarte minuscule en plein centre du village de Désaignes … et avant cela il faut gagner Lamastre, par le long balcon dominant la vallée du Doux …

C’est une ptite route cabossée, irrégulière, présentant de nombreux et parfois longs passages à 12%

velo - Copie

Lorsqu’on voit le village de Nozières … c’est presque fini !

On rejoint la paisible route des crêtes : maintenant je n’ai plus qu’à profiter de la vue jusqu’à Lalouvesc, via le Col du Buisson

col de buisson - Copie

Vers 14h30, j’arrive à Sarras et les 120 km au compteur ne sont pas loin au vue de mes jambes!!!

La seconde partie est toute de même bien plus roulante que la première, je suis dans les temps, et la suite est classique, passage du « 200 » sur le compteur, puis sur le GPS , douche, diner et dodo 😀

200 km, 1900 m D+ en 12h

Serre de la Mure: Petite sortie pour le cardio

Départ direction le col de la mure par Saint Laurent du Pâpe.

DSCN8736Col_de_la_Mure_depuis_St_Laurent_du_Pape

Bon les premiers 500 mètres sont accomplis et vous avez compris … il fait beau les oiseaux chantent et pensez à la bonne bière fraiche que vous dégusterez à Vernoux dans quelque temps . Allez à tout à l’heure !!!

Me voilà au sommet

DSCN8742Et puis biensur comme j’en avais pas assez voilà que je me trompe d’itinéraire et redescends sur Vernoux !!!

Me voila repartit pour le col de la mure en partant de vernoux

DSCN874335 km au compteur en 3H

retour à la maison par un chemin VTT (direction col rotisson)

4h 15 50km  1000m D+ en roulant tranquillement